mardi 24 mars 2009

Les Complémentaires gendarmes de l'optique ?

Dans le texte que Roselyne Bachelot a adressé à l'occasion du Salon Decid'Assur (qui se tient cette semaine Porte Maillot à Paris), sous le titre "Vers un partenariat pour une santé durable", la ministre a tenu à rappeler les quatre attentes fondamentales des Français en matière de soins :
- Accessibilité (rappelons que 7% des Français ne disposent toujours pas de Complémentaire) ;
-Lisibilité en matière de contrats et de montants remboursables de la part des Complémentaires ;
-Solidarité sur la base d'un engagement commun des Complémentaires avec l'assurance maladie, notamment pour la prise en charge des affections de longues durées ;
- Qualité : sur ce dernier point, la ministre suggère que les Complémentaires contribuent davantage à améliorer le rapport qualité/prix, notamment dans les domaines de l'optique et du dentaire. Elle les invite à prendre en ce domaine, via l'UNOCAM notamment, davantage d'initiatives. Une course de vitesse est donc clairement engagée : soit l'optique parvient à générer elle-même ses propres standards de qualités, de transparence prix et d'assurance satisfaction (par le biais de Label de Qualité, c'est en passe de se faire), soit les Complémentaires auront clairement pour mission d'y mettre bon ordre. Soulignons toutefois qu'il s'agit bien de la notion "qualité/prix", et non du moins disant systématique. Toute la question va tourner autour de la notion de service optique rendu.



Liens à consulter :

Loi de Financement de la Sécurité sociale 2009

http://www.securite-sociale.fr/chiffres/lfss/lfss2009/plfss2009_dossier_presse.pdf


Texte Roselyne Bachelot :

http://www.decidassur.com/?Jpto=116&KM_Session=3bcf43b032cffee5d9f3057e3f0d1c73&CurrentNode=&Lang=FR&IdNode=5985

jeudi 19 mars 2009

Fraude à l'assurance ou consumérisme débridé ?

L'émission d'hier "C dans l'air", animée par Yves Calvi (France 5), promettait le pire. Sous le titre : "Fraudeurs : la sécu contre attaque", elle passait en revue un certain nombre de malversations dues aux professions médicales et paramédicales. L'opticien, bien sûr, faisait partie des suspects tout désignés.
C'est un opticien CDO de Vincennes qui a expliqué avec clarté les combines auxquelles lui même se refuse : le client qui demande de jouer sur les valeurs verres/montures, selon les montants de remboursement. Si cela peut "arranger le client", en revanche il est bien évident que cette fraude se retrouvera tôt ou tard dans des hausses de cotisation. Et donc au final personne n'y gagne. Tous les opticiens ne s'adonne pas à cette pratique, et l'opticien-témoin eut à coeur de valoriser son métier (en amorce à l'écran le Label Vision de la CDO, élément de valorisation et de transparence).
Devant l'impossibilité de contrôles systématiques, il faut "faire confiance au professionnalisme et à la déontologie de l'opticien". Car, comme le précise dans un sourire entendu Marianne Binst, directrice de Santéclair, de telles pratiques relèvent ni plus ni moins que de la fausse facture.
Dans les sms défilant durant l'émission, cette question d'un téléspectateur : "Depuis que j'ai changé de mutuelle, je ne peux plus aller chez mon opticien habituel, est-ce légal ?"
Au final l'opticien ne s'en sort pas si mal, au pire passe pour complice de son client à seule fin de l'arranger. Reste un point que l'émission a à peine soulevé, et qui est le coeur du problème : la confusion savamment entretenue entre ce qui relève effectivement de la fausse facture (travestir les montants ou faire passer d'autres produits que ceux annoncés dans le montant remboursable) et ce qui relève d'un consumérisme débridé - mais de bonne guerre - qui consiste pour le consommateur à remplir son panier à ras bord par rapport à son plafond remboursable.

mercredi 11 mars 2009

Un MIDO de crise

Le MIDO fermait ses portes lundi dernier. Avec 20% d'exposants en moins et une surface réduite de 10%, cette édition fut celle de la transition, trop proche d'un Silmo vieux de quatre mois seulement - un temps bien trop court pour produire toutes les nouveautés qu'un tel salon est en droit d'attendre. Avec un Silmo en septembre, le tempo devrait finir par se caler. Toutefois le Président Vittorio Tabacchi a estimé que "2009 restera comme le salon le plus difficile auquel nous ayons eu à faire face". Le salon milanais sauve les meubles, puisqu'avec 42 000 visiteurs la baisse en fréquentation n'est que de 9%. Beaucoup de visiteurs étrangers en moins (-18%), mais une petite hausse de visiteurs italiens (+3%). Le prochain MIDO se déroulera du 5 au 7 mars 2010, sur trois jours seulement, selon les voeux des professionnels.

jeudi 5 mars 2009

Soins de ville : les Opticiens intégrés à l'accord

C’est une excellente nouvelle pour la profession. La loi sur l’Hôpital et relative aux patients, à la santé et au territoire actuellement en discussion à l’Assemblée nationale, et en particulier son titre II relatif à l’accès de tous à des soins de qualité ouvre une ère nouvelle pour l’ensemble des professions de santé de ville.

L’article 17 relatif à la coopération entre professionnels de santé pose les fondements officiels de la coopération et notamment entre acteurs de soins de ville. Cet article reconnaît le rôle d’acteur de santé de chacun des professionnels de soins de ville. Ainsi, non seulement chacun voit sa compétence et son implication reconnues au sein de l’équipe de soins de ville, mais le texte implique de mieux définir les missions des uns et des autres, et permettra de préciser les champs d’action correspondant.
Cette reconnaissance ouvre des possibilités de coopération très diversifiées qu’il reste à investir pleinement sur le terrain pour une qualité de soins optimale. Elle confère aux professionnels en équipe toute latitude pour le développement de leurs propres protocoles. « La coordination, les échanges d’informations professionnelles et les formations interprofessionnelles, corollaires directs de la coopération entre professionnels de santé tel que décrite par le projet de loi, sont autant d’éléments qui n’y sont pas abordés et pour lesquels nous serons force de propositions et d’actions. Les organisations signataires de ce communiqué souhaitent s’engager en partenariat pour que la coopération que dessine la loi ne demeure pas qu’une coquille vide. La coopération améliorera les prises en charge des patients et les garanties en matière de qualité des soins », a déclaré Alain Gerbel (Fédération Nationale des Opticiens de France), signataire de cet accord pour le secteur de l'optique.

mercredi 4 mars 2009

Marché de l'optique : une croissance effacée par l'inflation de magasins

D'après GfK Retail and Technology France, institut d’études marketing, la croissance de l'optique en 2008 est gommée par l'inflation de magasins. Avec 5,08 milliards d’euros TTC réalisés au cours de l’année passée, le chiffre d’affaires des opticiens français est toujours au Top 5 des marchés de biens d’équipement. Toutefois, la progression apparente de +2,8% en valeur masque un contexte plus délicat en magasin.

Face au potentiel de son activité, l’optique attire de nombreux acteurs, suscitant une course à la couverture nationale entre les enseignes (plus 300 magasins en 2008). Aussi, la croissance du parc de magasins (+2,8%) absorbe celle apparente du marché avec, pour conséquence, un chiffre d’affaires moyen par magasin stable entre 2007 et 2008, soit 502 000 euros.

Avec plus de 28 millions de verres vendus en 2008 pour un chiffre d’affaires de 2,64 milliards d’euros, la catégorie des verres de correction se place au second rang du marché des biens d’équipement. Le marché des verres se situe derrière les écrans plats, ces derniers générant 3,6 milliards d’euros sur l’année. Cette catégorie majeure représente plus de la moitié du chiffre d’affaires d’un opticien.

Le marché de l’optique possède de solides atouts (vieillissement de la population, politique de remboursement des frais d’optique, innovations technologiques et potentiel de produits haut de gamme) laissant présager un marché encore porteur. Néanmoins, la dégradation de la conjoncture économique globale, la hausse constante du parc des magasins et son corolaire - à savoir un chiffre d’affaires par magasin stable - concourent à la réorganisation du secteur et de sa distribution.

lundi 2 mars 2009

Les lunettes du Mahatma

Après la Chine lors de la vente Bergé, c'est l'Inde qui se trouve à son tour confrontée au scandale de la spoliation de ce qu'elle considère comme relevant de son patrimoine national : les lunettes du Mahatma Gandhi, parmi d'autres objets (sandales, montre à gousset) vont être mises à prix les 4 et 5 mars prochains à New York. Le père de la plus grande démocratie du monde aurait déclaré que ses petites lunettes rondes lui auraient donné la vision d'une Inde libre. A méditer.